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Une Architecture

Une architecture forte et novatrice

Le Grand Nord est un équipement unique dans le Département. Une architecture forte et novatrice inaugurant une aire nouvelle pour la culture du Nord Mayenne. Un bâtiment de verre, d’alu, d’inox et de béton de 5 500 m² sur une emprise de 1,6 hectare située au cœur du nouveau quartier de la Gare.

Conçu par les architectes Lipa et Serge GOLDSTEIN (La Courneuve), le pôle culturel devait relever le défi suivant : réunir en un même lieu, un espace de lecture nécessitant le silence & un espace de musique générateur d’énergie sonore !

Entre la Médiathèque au rez-de-chaussée, et l’école de musique à l’étage, le bruit était l’ennemi n°1 à combattre. Plusieurs dispositions ont été prises : isolation renforcée entre les deux étages ; salles pensées comme autant d’alvéoles non alignées pour améliorer l’acoustique, et permettre aux musiciens de ne pas entendre les instruments voisins ; parois absorbantes et portes isolantes.

La surface du bâtiment, la qualité de ses espaces et leur fonctionnalité, la place accordée à la lumière et au confort des usagers, font du Grand Nord un lieu remarquable et un pôle d’attraction majeur pour la culture en Région.

Lipa et Serge Goldstein, « le tandem architectonique » du Grand Nord

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Lipa et Serge Goldstein, respectivement 62 et 59 ans sont frères et architectes. Lipa et Serge Goldstein sont un comprimé insécable. Quand le premier débute une phrase, le second la termine. Ce couple célèbre de l’architecture française, basé à La Courneuve en région parisienne, revient ici sur son itinéraire et sa vision de l’architecture.

« Un bon projet ce n’est pas seulement un bon architecte, c’est surtout un bon maître d’ouvrage »

Nous avons toujours travaillé ensemble. Déjà à l’école d’architecture même si nous n’étions pas dans la même promo nous concevions certains projets en commun. Nous avons débuté dans la cuisine de Lipa, pour ainsi dire. En 1980, nous avons été lauréats d’un concours : le Programme d’Architecture Nouvelle (aujourd’hui Europan). L’aventure était lancée, nos premiers projets sortaient de terre en 1984 à Reims. Notre installation à La Courneuve remonte à 1982. Ici on se sent libre et, paradoxalement peut-être, La Courneuve nous donne le goût de tirer les choses vers le haut. Parfois quand on travaille dans une ville comme Paris, où tout est beau alentour, on désire prendre le contre-pied. Au contraire ici nous nous obligeons à soigner nos réalisations, à valoriser les espaces et les gens qui les fréquentent. Du travail dans des endroits un peu « destroys », naît un sentiment d’utilité dans la mesure où l’on essaie d’améliorer, de réparer, de remettre à niveau.

« Ne plus gaspiller l’espace »

Le principal problème que rencontrent les architectes aujourd’hui c’est le manque d’ambition des programmes immobiliers. On ne peut que rarement faire exploser les normes. On nous demande de faire des petites surfaces au prétexte que les gens ne seront pas solvables. Nous aimerions sortir de ces logiques systématiques de fric et de dépenses pour ne plus se préoccuper que du bien être des gens. Depuis la fin des années 50 on construit toujours les mêmes logements. La question qu’il faut alors se poser est: Sommes -nous suffisamment riches pour nous payer le luxe de construire des choses de mauvaise qualité ?

On pointe souvent du doigt les architectes au sujet des problèmes d’urbanisme en banlieue. Mais un bon projet ce n’est pas seulement un bon architecte, c’est surtout un bon maître d’ouvrage. Je me souviens d’un maître d’ouvrage qui disait : « l’architecte c’est moi, mais je ne sais pas dessiner. » Nous avons besoin de personne comme celle-là, prête à assumer la responsabilité de leur commande et porteuse d’une vraie ambition. La ville depuis toujours est en mouvement et s’est reconstruite en permanence sur elle-même. Seulement aujourd’hui tout est accéléré, tout va plus vite. Plus largement l’optimisation de l’occupation du sol par les êtres humains sera un enjeu central des prochaines années. Ne plus gaspiller l’espace est impératif et l’habitat vertical apparaît comme une solution. Plutôt que de dire à chaque Français qu’il pourra disposer de son propre pavillon, on devrait dire que chacun pourra habiter une maison individuelle verticale avec de la hauteur sous plafond. Mieux vaut une tour dans la forêt que de couper toute la forêt pour que chacun dispose de son lopin.

Propos recueillis par Yann Lalande


AUTRE PART SUR LE WEB

Un pôle HQE

La maîtrise de l’énergie

Un bâtiment économe en énergie: huisseries en aluminium à rupture de pont thermique et vitrage avec argon ; renouvellement d’air par double flux et individualisé par activité (permet un contrôle de l’humidité pour les espaces sensibles - conservation des livres et des instruments).

Confort & lumière

Au cœur du bâtiment : un atrium de lumière. L’éclairage est adapté à chaque espace. Dans la Médiathèque, la présence d’un jardin intérieur sépare l’espace public des locaux administratifs.

Traitement acoustique optimisé

L’école de musique est totalement isolée de la médiathèque par un plancher multicouche. Chaque pièce est isolée, grâce à des cloisons composées de multiples plaques de plâtre séparées par un vide amorti et complétées par des portes isophoniques.

Quelques unes des réalisations du cabinet Goldstein

Le groupe scolaire Jean-Louis Marquèze (Limeil Brévannes) ; le collège Jean-Moulin (Montreuil sous Bois) ; le Centre sportif Béatrice Hess (La Courneuve) ; l’extension de l’Hôtel de ville (Angers) ; la réhabilitation de la Cité Joliot-Curie ; la Cité Paysagère et Solaire (Arcueil) ; l’ensemble de logements « Goldorak » (Reims) ; l’Auditorium Eric-Saty ; Le Grand Nord (Mayenne)…

Complément

A noter la sortie d’une DVD-ROM sur l’architecture responsable et le développement durable où les frères Goldstein sont interviewés.